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Xenophilia, opposé de XenophobiaXenophilia, opposé de Xenophobia

Xenophilia, opposé de Xenophobia

La Xénophobie se caractérise par la peur, la détestation, irrationnelle, basée sur préjugés infondés, d'une communauté étrangère à notre culture. Irrationnelle, donc le comportement est le plus souvent conduit par ses émotions négatives, mortifères, anxiogènes. La xénophobie dénie les réalités qui ne conviennent pas et ne retiendra que celles qui lui conviennent. Comme il a déjà un point de vue défini, déjà établi de ce que doit représenter l'autre, il filtrera inconsciemment les informations, ne percevant que celles qui lui conviennent et écartant les autres. Il ne répondra qu'à certains stimulus, bien entendu dans son cas, des stimulus négatifs qui le conforteront dans son idée que l'étranger est en fin une menace, que ce soit pour l'intégrité sociale, économique, culturelle de lui-même et des siens.

Le Xénophobe n'est pas un misanthrope ! En contre partie de ce Thanatos, il y a un Eros qui lui fera défendre une vision étriquée, immuable et intemporelle de sa communauté, de sa nation. Pour le xénophobe Français par exemple, la France a une langue invariable, une histoire irévisable et une culture intemporelle. Il a une vision fondamentaliste de la Nation Française. La xénophobie n'est pas qu'un mode de pensée destructeur de l'autre mais qui se veut aussi protecteur non seulement de soi-même mais des siens au sens de famille, communauté ou nation. Cela fait probablement partie de notre patrimoine ancestral, préhistorique à une époque où tribus humaines étaient en compétition dans un environnement hostile. Mais ce légat de notre genèse perd de son intérêt dans une société humaine mondialisée où l'échange commerciale et la coopération volontaire sont les meilleures solutions aux conflits et guerres. Il est naturel chez n'importe qui de ressentir cette peur de l'autre et elle peut être salutaire si celui-ci est effectivement une menace mais c'est la curiosité qui statiquement nous récompensera. L'Autre est plus souvent bon que mauvais. Et Nous sommes aussi un Autre pour cet Autre. C'est le fameux dilemme des prisonniers, la coopération apporte plus de bénéfice que la confrontation.

La xénophobie ce n'est pas une idéologie en soi ou une philosophie, une doctrine politique ou anthropologie. La xénophobie est un désordre mentale, une perception de l'autre qui va être catégorisé comme faisant partie de soi ou n'en fait pas partie. Même si le xénophobe va hiérarchiser sa peur de l'étranger selon qu'il est, il en vient toujours à diviser le monde en deux. Nous et Eux. La xénophobie, c'est le propre d'un individu et non d'une société, d'une classe sociale, d'une communauté ou d'un pays etc... Il n'y a pas de France xénophobe, il y a des français xénophobes et ce sera vrai pour n'importe quel nation, population, catégorie socio-professionnelle. Ce serait vraiment excuser la xénophobie que de l'expliquer par les origines modestes et/ou l'ignorance culturelle. La xénophobie ne se soignera pas contre le gré de celui qui est affecté. C'est un monde de pensée et de perception de l'autre particulièrement binaire qui ne peut qu'être désarmocé qu'avec la raison et si le xénophobe consent à écouter. Par contre aucune cure ne marchera basé sur la contrainte, la répression ou une suggestion par l'émotion. La xénophobie est un mal-être qui a existé depuis que l'homme est homme et il en sera toujours ainsi. Elle est un dysfonctionnement de la pensée qui à défaut d'être éliminé doit être empêché d'appuyer sur des leviers politiques et économiques et porter atteinte aux droits individuels d'autrui. Une politique xénophobe ne peut être tolérée dans une société d'individus libres, d'égalité juridique, dans un Etat de droit. Cela fait bien partie de la déclaration des droits de l'homme que nul ne pet être discriminé selon son ethnie, ses croyances etc... par la société.

Malheureusement, ici même en France, cette politique de répression de la xénophobie a dérapé pour plusieurs raisons. Qu'elle a imputé ce problème qu'à une seule partie de la population. Ainsi les résidents étrangers et français d'origine étrangère ne pouvaient qu'être des victimes et la xénophobie ne pouvait qu'être constaté dan la population française blanche. Il n'a jamais été envisagé que cette violence pouvait aussi marcher dans l'autre sens. Cela aura empiré car on aura laissé penser que ce dysfonctionnement, ce désordre mental n'était pas le propre d'individu issu de la population allochtone mais qu'il était d'ordre sociétal, voir institutionnel. Des Français blancs xénophobes, on est passé à les Français (blancs tout naturellement) sont xénophobes), voir à l'Etat Français Xénophobe. On l'a lu, entendu, vu à maintes reprises et étonnement on a laissé passé de telles divagations, voir diffamations à caractère xénophobe sur une partie de la population. Pourquoi ? Parce que cette lutte légitime à l'origine, contre la xénophobie est maintenant médiatiquement mené par des esprits déraisonnés soufrant d'un dysfonctionnement mental inverse à la xénophobie, la Xénophilie.

La xénophobie a engendré la xénophilie et celle-ci engendre la xénophobie à son tour, etc... le Xénophile a l'inverse du xénophobe aime particulièrement l'autre, l'étranger à cause de sa différence ET (car nous serions nombreux à nous reconnaître comme tel) le préféra à sa communauté, groupe ethnique ou nation. C'est un amour pour l'autre/haine pour son semblable irrationnel basé sur une perception déformé, fantasmée de la réalité. Tout comme le xénophobe, il a cette même vision dichotomique du genre humain. Seulement le Xénophile paraît être une personne absolument charmante, généreuse et fort sociale. Son discours, au contraire du xénophobe, lorsqu'il porte sur l'autre est exclusivement mélioratif alors que celui de son contre-partenaire est péjoratif et met mal à l'aise. Par contre, si vous amenez les deux à parler de leurs communautés, vous vous sentirez soudainement mal à l'aise, particulièrement si vous et le xénophile êtes issus de cette même communauté. Le xénophile est autant raciste que le xénophobe.

Le xénophile comme le xénophobe ne voient pas des individus. Ils voient à travers quelqu'un, un groupe humain avec des caractéristiques homogènes et immuables dans le temps. A les lire ou à les entendre, pour critiquer en bien ou en mal tel ethnie, communauté ou nation... ils auront souvent recours pour exemple à des événements historiques, à des personnalités (bonnes ou mauvaises) ayant vécus et péris des décennies, des siècles auparavant. Ils emploient aussi fréquemment l'article défini (Le, La, Les) pour parler de l'autre, de l'étranger mais aussi d'eux-mêmes. Avec l'article défini, l'argument du xénophile/xénophobe est catégorique, autoritaire : Ex. Les immigrés profitent du système social / Les immigrés contribuent à la croissance. C'est tellement affirmatif, imposé comme une évidence qu'il vous faudra quelques secondes de grande inspiration pour trouver les mots qui tempéreront les vérités assumés de votre partenaire de conversation. A cela nous répondrons que des immigrés profitent certes d'un système trop généreux à l'un et à l'autre on répondra que la croissance, on la doit aussi à des immigrés. On emploiera l'article indéfini pour parler dans cette exemple des immigrés. Indéfini, car on ne peut pas donner une définition objective, intemporelle, quantifiable et qualifiable de l'immigration. La xénophobie et la xénophilie n'ont aucune base scientifique.

Le Xénophobe est démasqué par son discours de haine envers l'autre. Nous serons une majorité à ne pas cautionner, ne pas accepter une telle violence que c soit des mots ou des actes. Et cela peut justement éveiller des vocations chez certains à la Xénophilie. Comme je l'ai mentionné plus haut, le Xénophile a le plus souvent un discours mélioratif sur l'autre et n'éveille pas la méfiance. On n'osera justement pas dénoncer, de peur d'être soi-même qualifié de xénophobe, cette affirmation positif de l'autre. C'est quand il critiquera sa « communauté » qu'on peut piéger plus facilement le xénophile et dénoncer un argumentaire irrationnelle. Dans l'exemple où j'ai pu lire et entendre comme beaucoup, trop souvent d'ailleurs, que « les français sont racistes » c'est inacceptable pour moi et des millions d'autres. Il y a des français racistes, c'est vrai mais il y a des français bien heureusement qui ne le sont pas. Quand bien même cela aura fait mouche et vous entendrez que « ce sont les étranger qui sont racistes. » en contre-argument. Voyez-vous, xénophilie et xénophobie n sont pas deux serpents qui se mangent l'un et l'autre mais au contraire se rendent plus fort alors qu'ils se confrontent.

Ce « désordre mental » cherche justement l'ordre dans un monde riche et pluriel. Ni le xénophobe, ni le xénophile n'aime l'idée d'une société individualiste et libre. Que l'on soit unique, que l'on ne puisse être défini ni sa vie déterminé par ses origines ethniques, ses croyances religieuses ou même son sexe biologique ne peut pas être assumé. La xénophilie/xénophobie ne recouvre pas non seulement le racisme, l'antisémitisme ou l'islamophobie, elle recouvre, dans mon sens toute tentative de vouloir discriminer l'humanité en deux : Nous et les Autres. Qu'il s'agisse du sexe biologique, de l'ethnie, de l'apparence physique, de l'orientation sexuelle, de la religion, de l'origine géographique, de la classe sociale etc... c'est un double vice de la pensée humaine dont il faut se méfier, en être alerte et savoir répondre raisonnablement sans se faire prendre dans le piège de riposter justement à la Xénophilie/Xénophobie par sa contre-partie. C'est un double mal qui a affecté depuis longtemps l'ensemble du spectre de la classe politique ainsi que de nombreux mouvements sociaux, groupes d'influence...

Tag(s) : #Société
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